• Reclus

     

    Reclus

                                                             "Anima Mundi" Clo Hamelin Lait de cire et pigments

     

    Les rues de pluie esseulées

    Les ombres passent sur les murs s’éloignant d’elles-mêmes

    La brume engouffre tout et tous

    Des musiques insignifiantes synthétiques nous abreuvent de leurs notes banales

    Une perfidie des oreilles

    Des écrits sans saveur dénués d’ardeur encombrent les librairies

    Pauvreté de l’esprit. 

    Le taxi jaune prend la rue droite qui mène à l’arrière-monde

    C’est une sphère déjantée, un milieu sans éthique

    Le règne de la médiocrité, de l’anesthésie

    Le théâtre ouvert à toutes les corruptions, à toutes les bassesses…

    J’ai vu tant de putrescence, d’abandon et d’opprobre 

    Que ma voix en a péri, 

    Que mes sens ont perdu leur gnosie

    Mon entendement méningité

    Mais mes yeux dessillés

    Faire toujours le même travail pour que les gens te reconnaissent et ne se paument pas 

    Pauvres chétifs de l’âme, il leur faut des repères, sinon ils sont fichus.

    Habitués qu’ils sont à la banalité, à l’indigence des sens.

    Mais il ne faut pas mollir, il faut subsister comme artiste

    Car ils se retourneront contre toi.

    Toi, qui ne sais plus où te rendre dans les images de couleur

    Qui t'es abreuvée de tant de modèles et d’histoires.

    Mais tu continues malgré tout, le chemin est ouvert, la fin approche…


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