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    Chère Houle…

     

    Sur la lande éblouie de lumière, des vagues d’herbe roulent sous les vents d’aval,

    aboient des chiens perdus.

    Juste une entaille de soleil entre les branches

    irrigue mon œil ébahi de tant de grâce ardente

    Les chants d’oiseaux éclairent mes oreilles

    Mes cheveux empoignent le vent qui passe

    Une effluve d’algues passe par mes narines,

    Le gout du sel sur ma langue, c’est la mer non loin.

    Comme une douce mélodie,

    L’infini ressac de la mer, plus bas sous la falaise.

    Murmure d'écume chuinte entre les galets, quand elle s'étale,

    immense, épuisée, rompue par les rochers aigus.

    Rochers qui saillent sous l'assaut des tempêtes millénaires.

    Rochers qui savent et respirent, se forment sous la houle.

    Tout est doué de sens et de formes.

    Vagues qui tanguent donnant au sable

    des rondeurs et des creux dans la mémoire des plages.

    Vagues si tendres au matin très tôt, qui peuvent si bien échouer les bateaux dans leurs magnifiques colères.

    Houle de mon cœur, flûte enchantée des conques nacrées,

    Petite cavité d'humus,

    Terre d’élixir, mer de vibrance.

    J’irai m’y fondre éclairée d’euphorie.


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  • Joli printemps

     
    Le manteau du printemps m’est tombé sur les os.
     
    Il réchauffe ma peau, il adoucit ma terre.
     
    Le soleil de topaze dans son incandescence
     
    Réjouit mes chères cellules, de nouveau les éclaire.
     
    Mes oiseaux sont pléthore et égayent les feuillus
     
    Qui saluent de leurs branches cette armée sauvageonne.
     
    Et je m’en vais vêtue de mon simple appareil
     
    Aussi nue qu’une larve et cherchant son abri
     
    A travers les feuillées, et saoule de tant d’essences,
     
    Avec mon ami Pan, je recueille sans vergogne
     
    La sève de la Terre pour mieux nous éclairer,
     
    Bourgeons incandescents que je sème à tout vent
     
    Pour repeupler ainsi le continent sylvestre.

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    Le cercle doré de l'aile d'oiseau

    Découpée sur le soleil du couchant

    Je t'attends…

    Une petite bête vient se poser sur ma peau

    Pour me rappeler ce que vivre 

    veut dire.


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    Quand nous repartirons sur notre propre vie

    Prenant en main chacune de nos journées

    Evacuant le mauvais souvenir du passé

    Nous ferons table rase de la médiocrité

    Nous nous détacherons de vous

    Nous deviendrons libre de nous-mêmes

    Nous passerons au soleil

    Nous voguerons sur le vent

    Nous recueillerons la pluie dans des toiles de lin

    En dépit de vos iniques lois

    Nous serons si heureux que vous en pâlirez

    Le regret sera votre lot.

    Nous les enfants de la terre

    Nous n'avons jamais dénié les mères

    Vous ne comprenez pas

    Que garder un germe de vie

    Semé en déraison et qui n'est pas voulu

    Ne peut s'épanouir avec contentement

    C’est toujours selon vos ordres,

    de médecins, d’ecclésiastiques, de moralisateurs

    Et vous nous condamnez de vos

    propres erreurs.

     

     


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    Silence de l'intérieur

                                                                                     © Clo Hamelin

    Silence de l'intérieur telle une mer au matin.
     
    Ça pense, le mental, ça pense, ça ne cesse de penser,
     
    Ça oublie même ce que ça a pensé…
     

     

     
    Mais le silence de l'intérieur, si rare, si précieux,
     
    Coquillage singulier, comme une oreille à l'écoute de l'Univers
     
    S'esquive dès qu'il réalise sa saisie, si l'on n'y prend garde.
     
    On ne peut le tenir, le forcer à rester, le silence de l'intérieur.
     
    C'est comme un monde à part, ataraxiques rives,
     
    Où soudain une voix venue de nulle part indique une lisière.
     
    Aux confins du mystère de cette belle loi,
     
    Je me laisserai guider, en toute certitude.

     

     


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