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    Le début de la fin

    Pourquoi avoir fait tant de beaux chemins,

    d'aventures, de découvertes merveilleuses,

    de prières fécondes, de jardins enchanteurs,

    pour arriver finalement à n'avoir rien compris de qui nous étions,

    d'avoir créé des catalyses guerrières, et d'avoir vendu

    le Monde aux plus basses entreprises.

    De n'avoir pas compris qu'un jour la mer,

    lasse de tant d'insouciance et d'incurie humaine, pouvait nous déborder…

     


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    L'impermanence m'étreint, il n'y a qu'elle. 

    Tout change toujours, chaque matin, c'est différent, 

    le chemin n'est jamais le même. 

    Même notre corps change, c'est un fleuve, mouvant, fluctuant.

    Cela est plutôt rassurant, vous ne trouvez pas ? 

    On peut tout refaire chaque jour, tout peut arriver, sans suite extrême, 

    à moins d'avoir commis un hold-up ou un crime, là se serait la continuité 

    dommageable dans l'espace-temps. 

    Quand on est là, présent à ce que l'on fait, cette impermanence est tangible, 

    chaque petite seconde de geste, chaque petite attention à verser le thé, 

    à préparer le frichti du soir, sans penser, être là, juste là, 

    chaque petit mouvement pris consciemment dans son ampleur, 

    chaque parole dite avec un souffle authentique, 

    chaque décision tenue pour certaine parce que l'on y croit, 

    chaque regard dirigé vers ceux que l'on aime avec tellement de bienveillance… 

    
C'est tellement bon, la vie n'en est que plus délicieuse.


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    Mondes troubles

    Il y a des ombres profondes qui nous submergent.


    Il y a des mondes inconnus que l'on ignore, de nous.


    Si troubles, parfois trop bourbeux, que l'on détourne les yeux


    Pour ne pas se voir, car cela fait trop peur, si petit, 
si suspect. 


    Et pourtant si lumineux.


    Nous sommes si rayonnant que s'en est aveuglant.


    Mais nous négligeons tout de nous. 


    Aveuglés par les leurres que nous avons créés.


    Nous sommes des mendiants de lumière, 

    Que nous prenons plaisir à éteindre.


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  • Ôde à mon compagnon

    Je refleuris du Sud

    C’était beau comme sagesse

    fondamentale comme la beauté

    De comprendre la vie si indivisible, simple et confiante

    Si précieuse m’en a ravie l’opercule, l’œil et le cœur.

    J’ai envie de partage, de lectures et d’amour.

    Tu m’en donnes tant mon ange-troubadour,

    Tes mains m’enchantent mon musicien

    et me bercent, ton rire m’éclaire, tes mots m’apaisent.

    Ton soutien à partir pour mieux revenir… tu m’épaules toujours.

    La courte échelle dans les ravines de mon mental, de l’eau bue au creux de ta main

    Quand la soif m’étreint.

    Et la peau de ton âme si sereine au toucher.

     

    Je reviens pleine de chemins.


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    Le rythme du silence

     

    Il est des mots à comprendre pour mieux les vivre.

    Des verbes soyeux, des épithètes fleuris.

    Un esprit neuf s’installe, une joie ineffable,

    Qui annoncent les lendemains d’auréole

    Toujours un soupçon de cette agitation s’infiltre,

    Dérive du mental embourbé sans raison d’être à

    présent.

    Et qui m’a tant gâché de beaux moments pourtant,

    Intenses dans ma pureté d’enfance.

    Mais la sapience endigue la dérive

    Comme une mer de charisme.

     

    J’installe à présent le rythme du silence


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