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    Doucement, petite…
     
    Ta colère m'épuise, ton courroux m'atteint trop,
     
    Tes affects m'ébranlent
     
    Doucement petite…
     
    Cultive ta joie, ton sourire pour la vie, épanouis ton extase
     
    Devant tant de beauté.
     
    Tout est éphémère, saisie l'instant qui passe
     
    Redeviens cette enfant qui joue avec le vent…
     
    N'aie plus peur de rien, cela n'existe pas
     
    Ce ne sont que des maux que l'on t'a insinués.
     
    Ô tu aimerais tant retrouver la douceur du duvet primordial
     
    Cet instant velouté, cet humus essentiel où l'eau de ta mère est perçue comme l'onde, cette pulsation parfaite,
     
    Dans ses limbes, ventre rond et souple, où tu étais là, sans un mot

    Sans ce mental hurleur, à ne rien attendre, juste la vie qui coule.

    Juste réapprendre…


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    Et si le ciel s'ouvrait…

                                                                     Photo : © Clo Hamelin 

     

    Et si le ciel s’ouvrait

    Avec toi me serrant infiniment

    Nos corps recroquevillés sur la pente de la nuit

    Ne sachant encore où aller

    Avec en tout sens des êtres de lumière tendant leur bras 

    Pour nous deux, rien que nous…

    Inséparables de toute éternité

    Rencontrés au bord d’un rêve, d’une mer limpide

    Associés pour toujours.

     

    Et si le ciel s’ouvrait pour nous jeter 

    nos failles au visage, nos pauvres ignorances

    Cristal de nuages d’éructation soudaine

    Pour attester de nos travers

    Travers de porc non accommodés 

    Indigestion suprême de nos êtres incarnés

    Il nous faudra recommencer, il nous faudra nous tendre à nouveau

    Si par des aléas ordinaires, nous n’avions toujours rien compris

    Il nous faudra donc tout rétablir in extenso.


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    Vol à voile
                                                                        Photo : © Clo Hamelin

     

    Un voile de vent qui vole
    Mon vol d’oiseau si ténu
    Si agité par le vent qui vient
    Mes membres qui planent et tirent d’aile
    Je ne suis qu’une âme qui vole dans l’isolement de sa propre 
    coïncidence.
    Co-incidence… la circonstance des concours…
    Concours de chant, concours de danse
    Concours de la meilleure ?
    Je n’ai jamais été la meilleure.
    Juste une aile qui plane et qui s’étire.
    Dont Ils n’ont pas voulue, qu’Ils n’ont pas pu saisir
    Ils m’ont tenté un piège avec leur séduction
    M’étourdissant de fables, d’artifices, de chimères
    Ils m’ont bien baisée de leur bouche corrompue
    Mais pas le baiser d’oiseau que ta plume a connu,
    Non, celui du déloyal, amer et si spécieux…
    Celui de tant de vices et d’incongruités
    Qu’eux-mêmes ne voient pas…
    Rendus aveugles Ils sont par leur insanité……


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    Pleurer…

    Pleurer sur ce que devient la Mer

    Pleurer les femmes, les hommes à terre

    Pleurer sur les guerres que les hommes fêtent

    Pleurer parce qu’ils regrettent

    Pleurer ce qui aurait pu être,

    Pleurer sur les décrets immondes

    Amenant fatalement à la tombe,

    Pleurer sur la femme rejetée,

    Pleurer sur la femme excisée,

    Pleurer sur les enfants battus,

    Pleurer de te voir pleurer,

    Pleurer de ce monde perdu,

    Pleurer de ne pouvoir pleurer

    Pleurer et sans cesse regretter

    Pleurer pour le plaisir des larmes

    Pleurer sur tout ceux que l’on arme

    Pleurer à en mettre partout

    Pleurer pour nettoyer son âme

    Pleurer pour se guérir de tout.

    Tiens… il pleut…


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    Il ne reste plus qu'à sombrer dans les eaux de vacuité
    Il n'y a de toute manière jamais eu aucune certitude de rien.
    La Vie est ainsi.

    Mais là, c'est trop fort.
    Ils nous empoignent, nous châtaignent, inhibent notre souffle
    Nous musellent, entravant les guidances.
    Nous imposent leur diktat pour leur propre survie,
    Affolés qu’Ils sont par la fonte de leurs jetons, leur tripot virtuel qu’Ils nous ont imposé.

    Ils tuent mes papillons sous le coup de vents délétères,
    de poussières fétides.
    Mon abeille se recroqueville, engluée d'un plasma méphitique.
    Des encodeurs distribués pour mieux nous vérifier.
    Ils enfantent des graines, des pépins de souffrance, des follicules acerbes, pour la grande disette à venir, disent-ils,
    et qu’Ils auront créée. Monsantôt ou tard…

    Je voudrais hurler : ”Assez ! ”, mais c’est dans le désert,
    car nous sommes si rares à nous dévérouiller.
    Engourdis que nous sommes par ce reflet d’eux-mêmes.

    Ils ne raisonnent pas, cette Terre les répugne.
    Ils rêvent d'un autre ailleurs, plus loin dans le cosmos, fabriqué, encore une fois, de leurs moignons gaffeurs.
    Ils récidiveront, car Ils n'ont de limite que leur propre éclatement.
    La bouffissure fielleuse de ce bubon vénal, leurs méthodes triviales, nous dessinent un funeste avenir, et nos enfants avec…

    Allons-nous rester là, hébétés, sur le coin de la porte à regarder le ciel se délaver, la mer s'estomper, les oiseaux s'effondrer, les poissons se noyer…
    Et notre âme damnée d’avoir capitulé…
    Et nos enfants…


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