•                                                                       Photo : © Clo Hamelin

     

     

     

    Tempête mémorable en plein soleil,

     

     et pluie s’abattant sur la terre.

     

    Nous avons vu arriver cette furie orageuse soudaine.

     

    Les Pyrénées au loin sombrant dans un brouillard opaque. 

     

    Ici, un soleil éclatant et une chaleur torride. 

     

    Puis, venant des montagnes, une chape d’eau parcourant la

     

    campagne, les vallons, avec ce bruit de pluie qui crépite, qui 

     

    fulgure les sens, comme une vague.

     

    Un arc-en-ciel enserrant les monts tout proches. 

     

    C'est un chaos de particules stellaire, d'insectes vrombissant,

     

    de sueurs animales, d'agitation hématiques…

     

    Et tout à coup, cette averse drue et salvatrice pour la terre qui

     

    s’abat sur nous et nous fait rentrer dans la maison comme de

     

    pauvres humains en péril.

     

     

    Chère nature…


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    Alice…

                                                   Photo : © Clo Hamelin

     
    …Et si le lapin n'était pas celui qu'on croit.
     
    Alice, ne te laisse plus attraper par les oreilles comme

     Démocrite ou Mirabeau te l'a déconseillé.

     Ne sois plus affligée, les mirages ne durent qu'un temps…

     Nous, femmes de tout temps, de toutes époques, de toutes

     modes, de toutes publicités, de tous harcèlements, de tous viols,

     depuis les époques les plus lointaines, nous femmes, qui faisons

     les mâles avec nos trompes éléphantesques et notre amour

     inconditionnel pour nos futurs enfants, Nous femmes, battues,

     violées, puis piedestalées, puis de nouveau insultées, puis

     encore cajolées et encensées…

    Comment peux-t-on s'y reconnaître ? et notre identité où va-t-

     elle se loger ? et notre humanité que va-t-elle devenir, si ce

     monde d'hommes ne cesse de s'approprier la sève de la Terre

     comme ils ne cessent de s'approprier nos corps, notre altérité…

     Arrêtez de vous plaindre, arrêtez de vouloir combattre…

     Comment vous le dire, comment vous l'expliquer

     sans que votre ego en soit touché ?

     


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  •  

    Assez…

     

     

    Dans le voile, il y a des mensonges.

    Derrière le voile, une vérité impossible à révéler car les êtres

    ne comprendraient pas, ne sont pas prêts…

    On nous a tellement rendus inaptes à déceler le vrai du faux.

    On nous a tellement entortillés dans les méandres de la

    concurrence, du succès, de la réussite, du mieux que l'autre, de

    la séparation, de la division, grâce, ou pas, à des

    petits génies de la publicité ou des médias.

    Les guerres nous ont tellement fait croire que la patrie était en

    danger, qu’il fallait se battre pour elle. On a tellement payé le

    prix de ces boucheries… 1870, 1914, 1939… , celle-ci on l’a

    nommée Seconde Guerre mondiale, parce qu'après le second

    étage il n’y a plus rien… 

    Que c’est la dernière, mais 14-18 aussi c’était la dernière, la

    Der des Der… Escroquerie du langage, pour nous leurrer

    une fois encore…

    Pauvres humains…

    Vietnam, Irak, encore Irak, Syrie et tant de règlements de

    comptes des puissants, pour les comptes des usuriers, dont les

    peuples n’ont rien à faire.

    On a tellement compté les morts, les membres disloqués, les

    têtes explosées, les esprits dérangés par la vue de ton ami

    avec la chair en bouillie devant tes yeux, dans la boue de cette

    terre qui t’a vue naître.

    Tu en rêveras toute ta vie.

    Par les obus volant au-dessus de ta tête, par les balles perdues

    qui t’ont arraché la moitié de la gueule, pour l’honneur de la

    patrie et pour le Président méprisant et les banquiers qui

    emplissent leurs caisses avec la rétribution de la vente

    d’armes.

    Les généraux aux ordres eux aussi, ou non parfois, ont donné

    de mauvais commandements. 

    Et l’Histoire n’a été écrite que par les vainqueurs.

    Même si nous gagnions, ce n’est pas nous, peuple du Monde

    qui avons gagné, mais les Hautes Instances religieuses,

    régaliennes, financières, militaro-industrielles très complexes,

    du pays vainqueur, qui dirigent cette planète.

    Désespérons, car il n’y a plus d’espoir. 

    L’espoir ? ça ressemble à quelque chose que l’on te promet et

    que tu n’auras jamais.

    « Il reste l’Espoir », disent-ils, mais avec le manque de

    confiance qu’exprime ce simple terme, il est évident que les

    choses de la vie n’iront pas dans ton sens.

    J’en ai assez, j’en ai assez, j’en ai assez…

    d’être contrôlée, d’avoir toujours ce portable sur moi que l’on

    m’a dit être-pratique-pour-communiquer, et que l’on m’a

    vendu et que j’ai bien été assez naïve d’acheter, c’est bien fait,

    c’est bien fait.

    Communiquer ? Est-ce que nous communiquons vraiment ? 

    J’en ai assez d’être surveillée, assez que l’on me dicte même si

    je n’obéis pas, la meilleure façon de marcher, la meilleure

    façon de manger, la meilleure façon de dormir, la meilleure

    façon de jouir, la meilleure façon de travailler pour être plus

    productive, la meilleure façon de voter pour quelqu’un qui dit

    savoir mieux que moi, et qui nous entraîne dans un tourbillon

    de fausses réformes,  j’en ai assez d’être

    prise pour ce que je ne suis pas, j’en ai assez d’entendre cette

    « nove langue » qui ne veut rien dire et qui t’oblige à parler

    comme elle, parce que c’est branché, que c’est la mode -

    commode -, que c’est comme ça que tu peux y arriver dans les

    sphères où tout se joue et où tu crois que tu vas sortir ta carte

    du jeu.

    J’en ai assez de cet Art pour lequel je n’ai jamais donné le

    meilleur de moi, cet Art que l’on nomme contemporain,

    content pour rien, comptant pour rien, car bientôt il deviendra

     passage. 

    Nous sommes tous de passage…

    Mais c’est un jeu, chéri(e), c’est un jeu de moribond, c’est un

    jeu…

    Un sale jeu, pervers, perfide, pépère…

    C’est un voile, un voile de peur, pernicieux qui t’enroule

    dans son illusion veloutée.

    La matière, elle, est........vide,.............ce n’est que

    du..........vide.

    Nous ne sommes................qu’atomes, et dans

    les.............atomes il y a du.................................... vide.

    Un............................ vide.........................incommensurable…

     

    Alors, qui sommes-nous ? Pourquoi tout cela ? 

     

     

     


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  •  

     

    Comme il est  insane et affligeant dans cette époque de

     

    dépréciation et de concussion, de voir l'impuissance de la

     

    probité laisser la place aux pourris indécrottables, de voir

     

    chacun céder devant l'indécence des corrompus, contre qui

     

    l'on ne peut rien.

     

    Ce qu'il y a de désolant dans notre aspiration à l'empathie, à

     

    la fraternité, au souffle altruiste du juste, du loyal envers les 

     

    béotiens, c'est d'assister à l'aveuglement borné de ceux-ci, leur

     

     acharnement à maintenir leur esprit obscurci. 

     

     Mais l'on doit continuer dans la sollicitude, en restant vigilant

    à ne pas confondre l'insensé aveuglé avec l'affranchi dégénéré.


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                                                                        Photo : © Clo Hamelin

    L'assurance ne prévaut pas sur la vie.

    La vie est souvent prise en sens unique, à l’envers, et comme l’on n’en comprend pas le sens, l’on fait parfois n’importe quoi, au cas… où cela fonctionnerait…  

    Sens giratoire.

    Une espèce de mélancolie sanguine, olente, ô lente mélancolie, s'attarde au bord des rives et laisse couler le flot de larmes ininterrompu.

    Elle dit toujours que... « Je ne peux... Ce serait trahison ».

    Le soir s'installe sans demander son reste et s'écoule dessus la terre endormie déjà.

    Une terre brûlante du jour tintamarre, du jour ensanglanté, une terre qui se repose des luttes incessantes.

    On ne doit plus dormir en paix avec derrière soi le souvenir des luttes incessantes.

     

     


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