• Impermanence, quand tu nous tiens…

     

    L'impermanence m'étreint, il n'y a qu'elle. 

    Tout change toujours, chaque matin, c'est différent, 

    le chemin n'est jamais le même. 

    Même notre corps change, c'est un fleuve, mouvant, fluctuant.

    Cela est plutôt rassurant, vous ne trouvez pas ? 

    On peut tout refaire chaque jour, tout peut arriver, sans suite extrême, 

    à moins d'avoir commis un hold-up ou un crime, là se serait la continuité 

    dommageable dans l'espace-temps. 

    Quand on est là, présent à ce que l'on fait, cette impermanence est tangible, 

    chaque petite seconde de geste, chaque petite attention à verser le thé, 

    à préparer le frichti du soir, sans penser, être là, juste là, 

    chaque petit mouvement pris consciemment dans son ampleur, 

    chaque parole dite avec un souffle authentique, 

    chaque décision tenue pour certaine parce que l'on y croit, 

    chaque regard dirigé vers ceux que l'on aime avec tellement de bienveillance… 

    
C'est tellement bon, la vie n'en est que plus délicieuse.


  • Commentaires

    1
    Hélène Py
    Vendredi 26 Avril à 19:31

    Oui, tu as raison. Et quand on pense qu'ailleurs le temps n'existe pas, dans les trous noirs par exemple, cela me fait tourner la tête. J'ai du mal à imaginer un monde sans temps comme un monde éternel, parce qu'ici-bas, tout file si vite. En ce moment je scanne des négatifs de photos du passé que je n'avais jamais vues. Et bien je suis médusée de voir que j'ai vécu tout ça alors que dans ma tête, c'était hier. Ils sont magnifiques tes poèmes Clo !

    • Nom / Pseudo :

      E-mail (facultatif) :

      Site Web (facultatif) :

      Commentaire :


    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :