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    Chère Houle…

     

    Sur la lande éblouie de lumière, des vagues d’herbe roulent sous les vents d’aval,

    aboient des chiens perdus.

    Juste une entaille de soleil entre les branches

    irrigue mon œil ébahi de tant de grâce ardente

    Les chants d’oiseaux éclairent mes oreilles

    Mes cheveux empoignent le vent qui passe

    Une effluve d’algues passe par mes narines,

    Le gout du sel sur ma langue, c’est la mer non loin.

    Comme une douce mélodie,

    L’infini ressac de la mer, plus bas sous la falaise.

    Murmure d'écume chuinte entre les galets, quand elle s'étale,

    immense, épuisée, rompue par les rochers aigus.

    Rochers qui saillent sous l'assaut des tempêtes millénaires.

    Rochers qui savent et respirent, se forment sous la houle.

    Tout est doué de sens et de formes.

    Vagues qui tanguent donnant au sable

    des rondeurs et des creux dans la mémoire des plages.

    Vagues si tendres au matin très tôt, qui peuvent si bien échouer les bateaux dans leurs magnifiques colères.

    Houle de mon cœur, flûte enchantée des conques nacrées,

    Petite cavité d'humus,

    Terre d’élixir, mer de vibrance.

    J’irai m’y fondre éclairée d’euphorie.


  • Commentaires

    1
    S Méheut
    Mercredi 12 Juin à 17:45

    Un poème qui se respire... Merci à vous.

      • Jeudi 13 Juin à 13:47

        Merci chère Sylvie pour votre commentaire. Ils sont si rares, ici…

        A bientôt de vous lire aussi.

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